« Le CNP version Gbagbo suspend Le Nouveau Réveil », révèle Le Démocrate.
« Le quotidien Le Nouveau Réveil, a été suspendu pour une semaine par l`instance de régulation de la presse contrôlée par le président sortant Laurent Gbagbo.
Dans un communiqué lu sur la télévision publique RTI, le Conseil national de la presse (CNP) a annoncé la suspension de ce journal pour "six parutions" et des amendes d`un à deux millions FCFA (entre 1.500 et 3.000 EUR) pour trois autres quotidiens pro-Ouattara, Le Patriote, Nord-Sud et Le Jour Plus. Il leur est reproché d`avoir publié en début de semaine des "images insoutenables et choquantes" et des commentaires faisant "une apologie de la violence" et de "la révolte", après des affrontements à Abidjan entre manifestants pro-Ouattara et forces de l`ordre fidèles à M. Gbagbo. Le CNP a été entièrement remanié récemment et un proche de M. Gbagbo porté à sa tête, à la suite de l`éclatement de la grave crise née de la présidentielle du 28 novembre ».
Le Nouveau Réveil sanctionné, c'est Le Repère appartenant au même groupe de presse qui prend la relève.
« Villes, communes et quartiers de Côte d`Ivoire : Les vagues de soulèvement contre Gbagbo s`amplifient », titre ce journal.
« Il ne se passe plus de jour sans que des Ivoiriens par centaines ou par milliers se rassemblent pour marcher et demander que Laurent Gbagbo quitte le pouvoir qu`il usurpe. Après les femmes de Treichville, mercredi dernier, le mouvement a gagné Grand-Bassam, hier, où des femmes ont également pris la rue. Aujourd`hui encore, les femmes et les Ivoiriens épris de justice entendent battre le pavé pour réclamer le départ de Laurent Gbagbo. Le signal donné, hier soir encore par la commune de Treichville, va s`étendre ce matin aux communes de Marcory, de Koumassi et à bien d`autres quartiers d`Abidjan. A l`intérieur du pays, c`est également l`effervescence. Daoukro, Odienné, Bouaké, Korhogo, Dimbokro, Yamoussoukro. ont donné le ton à la mobilisation des populations qui n`entendent laisser Gbagbo voler leur victoire. Le ton, semble-t-il, est donné pour la "révolution orange" dont a parlé le Premier ministre Guillaume Soro », soutient le journal.
Soir Info note pour sa part : « Yamoussoukro, en patrouille nocturne: Des Fds tombent dans une embuscade ».
Le journal mentionne que « La nuit du jeudi 24 au vendredi 25 février 2011 n'a pas été de tout repos pour les populations civiles et militaires vivant à Yamoussoukro, la capitale politique ivoirienne. En effet, après la chaude nuit du lundi 20 février où des jeunes proches du RHDP, violant le couvre-feu, ont érigé des barricades sur la voie publique et pris à partie une patrouille de policiers qui a dû riposter par des tirs de sommation, des échanges de tirs nourris à l'arme lourde et autres calibres ont encore été enregistrés. Cette fois-ci, il s'agit, selon des sources concordantes, d'affrontements ouverts, mettant aux prises des éléments des Forces de défense et sécurité (FDS) et un groupe d'individus armés non identifiés. Comme c'est le cas depuis le déclenchement de la crise postélectorale, ces événements ont débuté à «Dioulabougou», un quartier populaire favorable au président Alassane Ouattara, déclaré comme tel par la CEI. Le bilan, non encore officiel lorsque nous mettions l'information sous presse, ferait état de plusieurs combattants tués sans oublier de nombreux blessés graves dans les rangs des parties en présence. Du point de vue matériel, on a enregistré, côté FDS, la perte d'un véhicule de type pick-up incendié par leurs adversaires et des voitures privées appartenant aux forces de l'ordre en poste sur place. On parle notamment d'au moins 2 taxis. Et nos sources indiquent aussi qu'un important lot d'armes d'assaut mais aussi de munitions qui se trouvaient dans le pick-up, ont été récupérées par les ''assaillants''. Rappelons que tout a commencé vers l'ancienne gare routière ''sans frontière'' aux environs de minuit lorsqu'une patrouille des FDS à bord de deux véhicules militaires, est prise à partie par des hommes armés ayant infiltré un groupe de jeunes rassemblés au niveau de cette gare pour, disent-ils, surveiller ce quartier ».
Pendant ce temps, sur le front ouest, « Les villes de Zouan-Hounien et Bin-Houin aux mains des FAFN », à en croire L'Inter.
« Depuis la nuit du jeudi au vendredi 25 février 2011, la ville de Zouan-Hounien jusque que là dans la zone sous contrôle gouvernementale, est tombée aux mains des Forces nouvelles arrivées de Danané. Aucun combat n'a occasionné cette chute, si bien que toutes les populations jointes sur place disent avec ironie que les Forces de défense et de sécurité de Côte d'Ivoire (FDS-CI) ont livré la ville de Zouan Hounien aux Forces nouvelles. « Les combats avaient véritablement lieu à 17 km d'ici, dans la zone de Teapleu où étaient positionné les FDS. Vers 17 heures le jeudi, tout était rentré dans l'ordre. Les FDS avaient replié sur leur base de Zouan-Hounien et les Forces nouvelles avaient occupé Teapleu. On croyait que tout était fini, surtout que trois véhicules de troupes, remplis de jeunes militaires étaient arrivés dans la ville pour nous a-t-on dit, renforcer l'effectif sur place. Mais nous avons été surpris après quelques coups de feu très légers, de constater ce matin (hier) que c'étaient les Forces nouvelles qui avaient le contrôle de la ville », nous a commenté un fonctionnaire qui a ajouté avoir fui la ville avec sa famille. « Dans la fuite, nous étions arrivés à Bin-Houin et croyions nous réfugier quand on nous a annoncé l'arrivée également des Forces nouvelles dans cette ville. Sur conseils des premiers combattants Forces nouvelles que nous avons rencontrés à l'entrée de la ville, nous avons choisi de fuir vers le Libéria », a-t-il ajouté. Comme lui, beaucoup d'autres fonctionnaires croient que les FDS ont livré la ville pour le simple fait qu'il n'y a pas eu de combats. « Ils (parlant des FDS) sont partis en abandonnant tout. Armes, véhicules et même tenues. (.) les Forces nouvelles n'ont fait que rassembler ce qu'ils ont abandonné pour parader dans la ville », explique un autre fonctionnaire qui soutient que le capitaine Alla qui fut Sous-préfet militaire de cette localité et qui est aujourd'hui porte-parole de Soro Guillaume est pour beaucoup dans cette chute facile de Zouan-Hounien. « On sait qu'il était très aimé par les FDS ici. Aussi, il a gardé une bonne relation avec ses hommes ici lorsqu'il est parti pour Abidjan. Certainement qu'il a invité les FDS à ne pas combattre », soutiennent bon nombre d'habitants de la ville ».
Emile Naek